Après 22 années de fermeture, le château de la Léonardsau rouvre progressivement ses portes au public le 1er avril 2026.
Pour accompagner cette reprise, la Ville d’Obernai soutient une première animation culturelle portée par la FREMAA (Fédération des Métiers d’Art d’Alsace), via une subvention exceptionnelle de 10 000 € votée en juin 2025 par la majorité municipale sortante.
Du 1er avril au 24 mai 2026, l’exposition “SUPERNATURE” rassemble 48 artisans d’art autour des liens entre création contemporaine et monde naturel, animal, végétal, minéral et met en valeur des savoir-faire régionaux. Une initiative qui participe à valoriser le site et à lui insuffler une première vie culturelle.
▶ Ce soutien public justifié par “l’intérêt culturel”, certes, interroge déjà sur le modèle économique du site. Ce fonctionnement va–t-il tenir durablement sur des financements publics ?
Exposition SUPERNATURE
Ouvert tous les mercredis, samedis et 1ers dimanches du mois de 14h à 17h30
Ouvertures exceptionnelles :
– Pour les Journées Européennes des Métiers d’art le dimanche 12 avril de 10h à 17h30
– Pour la nuit des Musées, le samedi 23 mai de 14h à 22h
– En clôture, le dimanche 24 mai de 14h à 17h30
– Visites guidées sur inscription les vendredis 10 avril, 24 avril et 15 mai
Alors que son parc est largement accessible, le château, lui, ne l’est pas vraiment avec ses quelques après-midis par semaine, complétés par des événements ponctuels.
Plus de 10 millions d’€ d’argent public investis sans vision d’ensemble sur le long terme. Des animations comme des visites, des ateliers, des conférences, existent mais elles restent ponctuelles.
La majorité municipale sortante avait pourtant porté un projet de “centre de ressources de la Léonardsau” articulé autour de trois grandes thématiques : l’écologie, la biodiversité et l’humanisme rhénan. Des orientations sur le papier et qui demeurent, à ce stade, largement théoriques.
Bref, c’est un investissement public massif… sans modèle économique.
La Léonardsau ne peut pas se contenter d’être un bel écrin ponctuellement animé, elle doit devenir un lieu vivant, cohérent, inscrit dans une stratégie culturelle claire et assumée.
Il y a une réalité incontournable : les finances de la ville d’Obernai sont engagées durablement à faire vivre cet équipement.
S’ajoutent à cela les moyens, l’entretien, une organisation et la construction d’une vision claire.
Des incertitudes autour des dépendances
À ces flous se greffe un dossier toujours en suspens : celui des dépendances du domaine.
Cédées par la ville en 2019 dans des conditions contestées, elles font aujourd’hui l’objet d’un contentieux devant le tribunal administratif.
Aucune perspective claire n’est avancée, ni sur l’avenir de ces bâtiments, leur éventuelle intégration dans le projet global et les moyens financiers nécessaires à leur réhabilitation…


