La Ville d’Obernai a construit en 2023 une « maison à hirondelles » pour compenser la destruction des nids de cette espèce protégée qui avait trouvé refuge dans les bâtiments de l’ancien centre équestre.

Ce projet, présenté comme un exemple de mesures compensatoires, avait reçu l’aval du Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN), qui saluait l’attention portée à la biodiversité et recommandait un suivi précis de la population d’hirondelles.

▶ La Ville s’était engagée à effectuer des comptages réguliers de la population d’hirondelles : la première année suivant la destruction de l’habitat (n+1), puis à n+3 et n+5.  

Ces suivis devaient se dérouler pendant la période de nidification, entre avril et août, pour permettre de vérifier l’efficacité des mesures mises en place, telles que les nids artificiels, le système de repasse et le bac à boue …

En l’absence de données publiques sur l’occupation des nids et le retour des oiseaux, nous avons soulevé la question en conseil municipal.

Quand bien même, le maire a rappelé l’engagement de la ville et les travaux réalisés, il n’a pu communiquer d’informations sur le suivi scientifique pourtant  prévu, en arguant de l’«indisponibilité du bureau d’études ».

▶ Aucune campagne de suivi n’a été menée en 2024, ni en 2025.  

Cette situation soulève des questions importantes sur l’efficacité réelle des mesures compensatoires et sur la transparence de la collectivité.
Sans suivi scientifique dans les projets de protection de la biodiversité urbaine, comment savoir si les initiatives portent réellement leurs fruits ou si elles relèvent davantage d’une communication purement symbolique.

Alors que la biodiversité devient un défi majeur pour nos villes, il est indispensable que les engagements pris soient suivis d’effets mesurables. 
La question reste ouverte à Obernai : les hirondelles sont-elles vraiment de retour dans leur nouveau refuge ?

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